Une envolée démographique sans précédent
La Seine-et-Marne a connu, au début de la décennie 1990-2000, une véritable explosion démographique, avec une augmentation annuelle de près de 20 000 habitants. Elle est aujourd'hui le 11e département le plus peuplé de France.
Les années 1950
C'est dans les années 1950 que le mouvement démographique s'enclenche. La population ne s'élève alors qu'à 453 000 habitants, avec un rythme annuel de croissance de 1 600 habitants.
1 million de Seine-et-Marnais en 1988
Une population qui s'est multipliée par plus de 2 en moins de 40 ans
L'Insee estime que le cap du million de Seine-et-Marnais a été atteint en mai 1988. Un chiffre repère qui montre que la population a été multipliée par plus de 2 en moins de 40 ans. Elle a ensuite poursuivi sur sa lancée et frôlé, en janvier 2006, moins de 20 ans après avoir franchi ce seuil symbolique, 1,3 million d’habitants. La progression est particulièrement forte dans les villes nouvelles (Sénart et Marne-la-Vallée), établissant même un record à Magny-le-Hongre : de 1999 à 2006, le taux de croissance de la population s’élève à 177 % et la ville compte aujourd’hui 4954 habitants.
Sénart et Marne-la-Vallée : l'essor des villes nouvelles
Dans les années 1960, l'ambition était de canaliser sur un même territoire géré par un établissement public d'aménagement (EPA) et un syndicat d'agglomération nouvelle (SAN) des ensembles de logements d'équipements publics, d'entreprises et de bureaux.
Les deux entités ont aujourd'hui trouvé leur grand équilibre avec plus de 100 000 habitants pour Sénart, 240 000 pour Marne-la-Vallée, et des perspectives considérables de développement dans ce secteur.
Sénart, un cadre de verdure de 12 000 hectares
Evolution de la population
- 1950 : 453 000 habitants
- 1962 : 524 000
- 1968 : 604 000
- 1975 : 755 700
- 1982 : 887 000
- 1988 : 1 000 000
- 1997 : 1 219 000
- 2009 : 1 294 762
Sénart connaît aujourd'hui un boum économique grâce à de meilleures dessertes (A5 a et b, Francilienne, RER) et à la construction de son centre commercial, le Carré Sénart. L'atout principal de Sénart demeure également son cadre de verdure : 12 000 hectares (soit la superficie de Paris et du Bois de Boulogne) pour 30 000 logements, 27 000 emplois, 2 500 entreprises et 2 500 hectares de parcs publics.
A 30 kilomètres de là, Marne-la-Vallée tient déjà son rôle de grande technopole urbaine de l'est parisien. Figure de proue du secteur, la Cité Descartes regroupe des industries de pointe, des centres de recherche et de formation, quantité de sièges sociaux ainsi que des grandes écoles prestigieuses (Esiee, Enpc, Cnrs) et une future université. Le centre urbain du Val d'Europe, inscrit dès la fin des années 1980 dans les projets de développement autour du parc Disneyland Paris, constitue un puissant moteur auxiliaire à cet ensemble.
Et demain ?
Selon l’Insee, le nombre de Seine-et-Marnais serait, en 2030, de 1 564 000. Sans doute l’inégale répartition des habitants sur le territoire se poursuivra-t-elle. Aujourd’hui 68 % de la population se concentrent sur 22 % du territoire, à l’ouest du département. Et les 30 villes de plus de 10 000 habitants accueillent presque la moitié des habitants. A 200 habitants près, Meaux reste la ville la plus peuplée, juste devant Chelles. L’inégale répartition de la population se traduit aussi par un vieillissement de la population à l’est, tandis qu’à l’ouest s’installent les plus jeunes.










